Vous n'avez pas de compte? Ouvrez-en un maintenant

Sites contaminés 2015 - Projet

Ville de Kingston (Ontario)

Projet de décontamination des eaux souterraines du Parc Emma-Martin

Population :  Durée du projet : Valeur totale du projet :

124 000 habitants

Août à septembre 2013 350 000 $

Transcription

La Ville de Kingston, en Ontario, a abandonné l'approche conventionnelle d'élimination hors du site du sol contaminé au profit d'une technologie novatrice de filtrage et d'assainissement souterrains pour arrêter l'écoulement des contaminants souterrains du parc Emma-Martin dans la rivière Cataraqui. Le sol et les eaux souterraines du parc, lequel avait autrefois une vocation industrielle, renfermaient des concentrations élevées d'arsenic soluble et d'autres métaux, ce qui présentait un risque pour le milieu aquatique et l'arrière-port de Kingston.

La Ville a travaillé en étroite collaboration avec les intervenants pour trouver une solution durable, en adoptant une approche intégrée de consultation, de conception et d'approvisionnement. Elle a sélectionné une barrière réactive perméable souterraine en fer à valence zéro qui capte les contaminants lorsque les eaux souterraines s'écoulent à travers un matériau de traitement poreux. Le nouveau revêtement et la couche d'argile géosynthétique empêchent l'absorption de l'eau de pluie et ralentissent le rejet des contaminants dans les eaux souterraines. La Ville a enlevé et éliminé une partie du sol de surface contaminé du parc, ciblant les « points névralgiques » de la contamination. Un processus de décontamination durable à d'autres endroits a permis de réduire les coûts du projet de près de 40 % par rapport aux estimations préliminaires établies pour la méthode conventionnelle en plus de diminuer les répercussions environnementales du transport par camion et de la mise en décharge du sol. Le traitement sur place réduit également les perturbations pour les utilisateurs du parc. 

Résultats

Environnementaux Économiques Sociaux
  • Enlèvement de 237 tonnes de sol dangereux et de sol contaminé non dangereux
  • Réduction de 99,98 % de l'arsenic présent dans les eaux souterraines s'écoulant dans la rivière
  • 75 % de sol en moins acheminé au site d'enfouissement, ce qui réduit les émissions de gaz à effet de serre et le volume mis en décharge
  • Réduction de 40 % des coûts prévus grâce au traitement sur place
  • Économies évaluées à 30 000 $ par an en ayant évité l'installation d'un système de pompage et de traitement des eaux souterraines
  • Embellissement du parc riverain grâce à l'aménagement d'un nouveau stationnement, à l'amélioration des sentiers et à l'aménagement paysager
  • Aucune interruption des activités des clubs d'aviron et de canoë
  • Réduction des risques pour la santé humaine

Défis relevés

  • Il n'existait aucun processus standard de consultation du Service municipal des parcs au début de l'étape de planification. Des consultations supplémentaires tenues plus tôt auraient pu donner lieu à un réaménagement plus détaillé du parc, ce qui aurait ajouté une plus grande valeur au projet.
  • Le Conseil avait déjà approuvé le projet quand la consultation des intervenants a révélé que le concept de départ visant à creuser et à éliminer le sol hors du site dérangerait les utilisateurs du parc. Même si cela signifiait que le plan devait être changé, cette modification a peut-être également permis d'éviter les coûts à long terme, liés au pompage et au traitement des eaux souterraines d'une approche plus conventionnelle .   

Leçons retenues

  • Faire participer les services municipaux concernés au début des étapes de planification pour optimiser la conception et les résultats.
  • Envisager un processus d'achat conception-construction mettant l'accent sur les résultats du projet plutôt que sur une approche particulière, et demander aux soumissionnaires de proposer des solutions à valeur ajoutée inspirées de leur expertise.
  • Utiliser une approche de conception intégrée du projet et trouver des solutions qui viennent compléter d'autres aspects du service municipal.
Mise à jour : 27/04/2018