Vue panoramique d’une friche industrielle avec des montagnes bleues et brumeuses en arrière-plan.
DURÉE DU PROJET : 2013 à 2016

Le District régional d’Okanagan-Similkameen (C.-B.) a mené une vaste étude sur la viabilité d’un nouveau centre de compostage qui permettra de détourner de l’enfouissement la quantité considérable de résidus organiques de la région. 

En 2012, le District régional d’Okanagan-Similkameen a entrepris une étude approfondie afin de cerner le meilleur emplacement et les meilleurs choix possible de matériel, de méthodologies et de gestion pour son futur centre de compostage.

Célèbre pour ses vergers bucoliques et ses vignobles de calibre international, ce district offre de grandes possibilités de valorisation des déchets organiques. L’économie de ce district étant fortement axée sur l’agriculture et le tourisme, le flux de résidus organiques y représente plus de 40 % du volume de déchets total. Au cours de l’étude, les autorités du district comptaient explorer diverses options dans le but de traiter dans un même centre les résidus alimentaires commerciaux et résidentiels, les déchets de jardin et d’autres biosolides, et d’offrir en vente le compost ainsi produit. 

Carte de BC avec Okanagan-Similkameen

L’étude a comparé des options de compostage utilisées par des gouvernements et par le secteur privé. Elle a examiné les effets possibles sur la planification à long terme de l’utilisation des terres, sur l’environnement et sur les coûts des services. Elle a aussi évalué diverses possibilités de matériel et de méthodes de compostage. Elle a formulé des recommandations sur les modes de gestion les plus efficaces pour éviter l’enfouissement du plus grand volume de résidus organiques possible. Les sept emplacements potentiels ont fait l’objet d’analyses et de comparaisons exhaustives.

L’équipe de projet a mené des consultations publiques afin de répondre aux questions et aux inquiétudes suscitées par le nouveau centre de compostage parmi la population. Elle a aussi rencontré des groupes locaux d’agriculteurs afin de comprendre le genre et la quantité de compost qui répondent le mieux à leurs divers besoins. Les résidents redoutaient principalement les odeurs, et l’étude a donc mis l’accent sur une modélisation poussée des odeurs. Même si certains des résultats de cette modélisation ont préoccupé des résidents, les données ainsi recueillies ont été d’une grande utilité au District. 

Résultats

25 $ à 42 $ la tonne

d’économies en tarifs de déversement au nouveau centre de compostage

12 873 tonnes

de résidus organiques potentiellement valorisés par année

3 500 à 3 800 tonnes

d’équivalent CO2 potentiellement réduites par année

Cette étude échelonnée sur trois ans a prévu que la valorisation des résidus alimentaires réduirait les émissions de méthane et la production de lixiviats et prolongerait considérablement la durée utile des lieux d’enfouissement actuels. Selon la méthode choisie, entre 3 500 à 3 800 tonnes d’équivalent CO2 (eCO2) pourraient être évitées par année. 

L’étude a aussi montré que le compost produit serait avantageux pour l’agriculture et pour la qualité des légumes cultivés dans la région, et serait donc bénéfique pour l’économie locale. Le centre créerait un petit nombre d’emplois et générerait des revenus de la vente du compost. La valorisation des résidus alimentaires engendrerait aussi des économies, puisque le tarif pour le déversement est estimé à 85 $ la tonne dans ce cas, comparativement à 110 $ la tonne pour l’enfouissement.

Le District n’a pas encore arrêté son choix d’emplacement pour son futur centre de traitement des déchets organiques, mais cette étude a fourni une solide assise pour l’établissement du centre. 

Crédit photo : Tetra Tech, Inc.

Notre étude de faisabilité a été très approfondie et a fait ressortir le besoin d’établir un centre régional de pointe pour traiter les résidus alimentaires commerciaux et résidentiels urbains et les boues d’eaux usées. Nos élus ont pu prendre cette importante décision de façon éclairée grâce à cette étude. »

–Cameron Baughen, coordonnateur, Gestion des déchets solides, District régional d’Okanagan-Similkameen

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