Des représentants des municipalités sourient à la caméra devant l’un des véhicules électriques, par une journée d’hiver ensoleillée.
DURÉE DU PROJET : 2016 à 2019

Six municipalités d’avant-garde du Québec ont ajouté des véhicules électriques à leurs parcs de véhicules et les ont mis à la disposition de leurs résidents et partenaires en mettant sur pied un système d’autopartage dans leur région. 

Sans la population ou les ressources nécessaires pour soutenir le transport collectif ou d'autres services de transport tels que les navettes et les taxis, les petites et moyennes municipalités qui cherchent à réduire l’utilisation de véhicules personnels dans leur collectivité doivent faire preuve de créativité. En 2016, la Société d'innovation en environnement (SIE) et YHC Environnement ont lancé un projet pilote visant à mettre en place un système régional d'autopartage de véhicules électriques, en partenariat avec les municipalités de Plessisville, Nicolet, Bromont, Témiscouata-sur-le-Lac, Rivière-du-Loup et Sainte-Julienne.

Carte de Quebec

Des études ont montré que dans la seule ville de Plessisville, les trois quarts du parc de véhicules municipal étaient utilisés moins de 3,5 heures par jour, soit 50 % du temps. La plupart des véhicules (87 %) servaient à des déplacements de moins de 40 kilomètres. Les cinq autres municipalités participantes présentaient des profils d’utilisation similaires, et les véhicules de leurs parcs respectifs étaient également fréquemment inactifs. 

Ce projet pilote a permis de faire l’essai de la viabilité technique et économique de l'ajout d'un ou deux véhicules électriques au parc de chaque municipalité (pour un total de 10 nouveaux véhicules) et de les rendre accessibles aux employés municipaux, aux résidents et aux partenaires. 

Chaque véhicule a été équipé de façon spéciale pour faire partie du système d'autopartage afin d’en optimiser l’utilisation. Un logiciel d'autopartage a été mis au point pour recueillir les données sur la distance parcourue par les utilisateurs, la durée des trajets et la fréquence d'utilisation. Les partenaires ont également installé 10 bornes de recharge dans les six municipalités participantes. 

À la fin du projet pilote en 2019, les municipalités avaient réduit collectivement les émissions de gaz à effet de serre (GES) de leurs parcs de 59,5 tonnes d’équivalent de CO2. De plus, elles étaient maintenant dotées d'un système qui générait des revenus et permettait une excellente utilisation de leurs parcs de véhicules. L’établissement de ce système d’autopartage a engendré un changement dans la mentalité et le comportement des employés et des résidents à l'égard tant des véhicules électriques que des programmes d'autopartage. 

Résultats

10 + 10

véhicules électriques achetés et bornes de recharge installées

50,7 tonnes

d’équivalent CO2 réduites, en moyenne, pendant le projet pilote

21 018 $

en économies d’essence, en moyenne, par les municipalités participantes durant le projet pilote

D'autres petites et moyennes municipalités ont décidé de suivre leur exemple. À la fin de 2018, avant même que le projet pilote ne soit entièrement déployé, neuf autres municipalités et une municipalité régionale de comté du Québec souhaitaient mettre en place un système similaire. Au Nouveau-Brunswick, cinq municipalités participent également à un projet pilote de ce même système.

La réussite de ce projet pilote et l'important intérêt qu'il a suscité au sein des collectivités sont des signes prometteurs pour la réalisation des objectifs d'électrification des transports au Québec, définis dans le plan Propulser le Québec vers l'avant avec l'électricité : Plan d'action pour l'électrification des transports 2015-2020. Dans le cadre de ce plan, la province veut augmenter le nombre de véhicules électriques dans ses parcs, réduire les GES et la dépendance au pétrole, et contribuer à l'économie du Québec en soutenant une industrie en pleine croissance et en utilisant l'énergie électrique produite dans la province.
 

J’aime vraiment ce programme. Comme je ne possède pas d’automobile, seulement une moto, je peux faire mon épicerie et d’autres courses et je l’apprécie en particulier lorsqu’il pleut. J’en profite souvent pour aller chercher mes petits-enfants et les amener à la crémerie. C’est pratique et peu coûteux, alors je n’hésite pas à le recommander fortement. »

– André Godon, résident de Nicolet

© 2021 Federation of Canadian Municipalities